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Graduate thesis
Literature

University, School

Gymnase de Morges

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Dissertation

L’homme préfère un mensonge qui console à une vérité qui éclaire.
(Saint Thomas)

Dans cette citation, Saint Thomas parle d’un mensonge qui console ; la consolation apporte un soulagement dans la douleur, elle compense le manque de certitude. Tandis que le verbe éclairer signifie renseigner, clarifier et rendre intelligible une chose.

Une vérité balayerait le moindre doute, écartant la moindre consolation.
Nous, les êtres humains, recherchons constamment la vérité car elle est la boussole dans notre environnement. Ce qui signifie qu’inconsciemment nous cherchons des points de repère, des preuves dans tout ce qui nous entoure. Lorsque nous ne les trouvons pas, nous nous rattachons aux paroles des autres, à leurs dires.

Nous reconnaissons savoir ce qu’est la vérité dès l’instant où nous portons un jugement, un énoncé sur une chose. Ainsi donc le vrai et le faux seraient des jugements conformes à la réalité. Désigner le soleil en affirmant qu’il s’agit de la lune serait faux mais dire qu’il s’agit bien du soleil serait vrai. Mais est-ce que les jugements suffisent à nous garantir contre l’erreur ? Comment nous assurer que cela est vrai ?

La conformité du rapport de la pensée à la réalité ne peut être évaluée immédiatement ; les critères pour que cela soit une vérité sont la cohérence, la concordance et l’évidence. Peut être avons-nous tendance à juger que ce qui est vrai est réel.

Par exemple, la représentation d’une chimère n’est pas vraie car rien ne renvoie qu’elle existe mais réelle car elle est bien dans notre esprit. Chacun aurait sa propre vérité. Nous avons alors déjà cerné deux sortes de vérité ; une « vérité-conformité» et une « vérité-cohérence».

Le mensonge est l'énoncé délibéré d'un fait contraire à la vérité, ou encore la dissimulation de la vérité. Dans ce cas, le mensonge est porté sur quelque chose de vrai mais masqué par une déformation de la vérité. Par défaut de connaissance et d’intention, l’être humain ne serait ainsi pas plus capable de mentir que de dire la vérité.

C’est ainsi donc que le mensonge contient à la fois une fausseté matérielle et objective et une fausseté formelle et subjective ; un énoncé inexact et une intention de tromper. Seul celui qui connait une vérité peut mentir, sinon il y a erreur et non pas mensonge. Celui qui dit le faux en le croyant vrai ne ment pas. Mais est-ce que celui qui dit le vrai en le croyant faux ment-il ? Il semblerait ; car l’on peut mentir à autrui, à la religion et pour finir, à soi-même.

C’est pourquoi on appelle “mensonge” (mendacium) ce que l’on dit “contre sa pensée” (contra mentem).
À quoi donc servirait le mensonge ? C’est une déformation de la vérité créée pour tromper et/ou à se protéger derrière un idéal.

Saint Thomas était un philosophe et un théologien du 13ème siècle. À la suite d'Aristote, Saint Thomas voyait dans le jugement le lieu de la vérité. Il en récusait donc deux conceptions ; celle selon laquelle la vérité serait dans les choses et celle selon laquelle elle serait dans la pensée.

Il définit donc la vérité par la conformité de l’intellect et de la chose. L'intention de Thomas d'Aquin était plutôt de montrer que l'on pouvait accéder à Dieu au moyen de la raison naturelle, en partant de ce que l'on constate du monde.


Selon Aristote, la vérité est adéquation ; elle appartient donc au jugement, à la proposition. La vérité signifie alors l’obéissance à la réalité, à la vie. Aussi Aristote dit-il que « le mensonge est par lui-même mauvais et haïssable, tandis que le vrai est bon et louable ».
Tout mensonge est donc un péché.

Pourtant Saint Thomas émet une objection ; le mensonge pourrait être admis comme un moindre mal pour en éviter un pire.
Lorsque la réalité nous blesse, nous avons besoin d’être consolés sinon nous nous attristons d’avantage. Et parfois, croire en une illusion, un mensonge, nous soulage et redonne un sens à notre vie.

Saint Thomas affirme donc que l’être humain considère qu’un mensonge apaisant est plus facile à accepter qu’une vérité douloureuse.

Par exemple en amour, lorsque le mari qui trompe secrètement sa femme lui promet qu’il lui est fidèle lui ment également. La vérité est qu’il lui est infidèle. Il la connaît et lui dit le contraire dans l’intention de la tromper (d’où le terme employé « tromper quelqu’un »).
Ce mensonge l’apaise car cela lui évite de subir les conséquences douloureuses qui pourraient suivre si sa femme apprenait la vérité, comme le divorce, le déménagement, la répartition des biens etc .

Garder sa femme dans l’ignorance évite également de la faire souffrir, qui serait un plus grand mal que de la tromper en amour.

Bien que l’on veuille y croire, un mensonge n’est jamais apaisant. Jour après jour, le mensonge croît et devient de plus en plus envahissant. Afin de toujours pouvoir tromper les autres (ou se tromper soi-même) il doit rester cohérent, ce qui amène à d’autres mensonges qui concordent avec le mensonge de base.

Telle une mauvaise herbe ; elle prend racine, elle grandit et éparpille ses graines. Plus elle s’accroît, plus il sera difficile de l’arracher et de se débarrasser des autres mauvaises herbes qui poussent à côté.

Cette métaphore comprend une majorité de mensonges comme lorsqu’une fille raconte à sa mère qu’elle s’en va chez une amie regarder des DVD alors qu’elle se rend secrètement chez un garçon. Elle ment alors sur ses actes et sur l’identité des personnes concernées.

Par la suite elle devra s’arranger pour que sa mère n’appelle pas chez la dite amie pour vérifier, trouver des correspondances de rentrée qui tiennent avec l’heure demandée etc. Il s’agit donc d’un petit mensonge étant donné que les conséquences ne sont pas de la même envergure que le premier, qui évite une souffrance d’une autre personne (l’épouse).

Pour Saint Thomas, le mensonge peut avoir une certaine utilité mais elle n’est pas pour le moins favorable car cela crée une contradiction entre la pensée et la parole ; le mensonge reste un péché pour le tort et le désordre qu’il crée au prochain. Dire un mensonge pour soustraire quelqu’un à n’importe quel danger n’est donc pas permis.

Pourtant il existe tant de questions auxquelles une réponse exacte peut être inopportune et le mutisme d’une éloquence complice. Dire la vérité peut faire mal et peut faire du mal. Parfois même l’utilité de la vérité sert à cela.

Que répondre à notre enfant lorsqu’il rentre de l’école en pleurs ; “Tout le monde se moque de moi parce que je ne vous ressemble pas. Pourquoi suis-je différent ?”
Est-ce que lui dire qu’il a été adopté le fera encore plus souffrir que de le bercer dans un mensonge ? Ce serait lui mentir sur sa propre identité, il n’est pas notre enfant biologique.

Mais comment va-t-il le prendre ? Pour éviter de lui faire encore plus de peine, certains parents cultiveraient encore ce mensonge. D’autres parents plus responsables lui révéleraient la vérité afin qu’il ne l’apprenne pas par quelqu’un d’autre et qu’il puisse vivre en acceptant la vérité. Tandis que le silence laisserait l’enfant redouter la triste vérité.

Ce ne serait donc qu’une question de conscience et de sensibilité des personnes, tout autant les menteurs, que ceux à qui l’ont ment (parfois ces personnes ne font qu’une).

Une personne qui a de grandes responsabilités devrait normalement les assumer mais parfois il est plus simple de transformer la vérité, la modifier, la nier ou même inventer un mensonge. Par nature l’homme préfère la facilité.

Il est en effet plus simple de dire un mensonge que de dire une vérité dure et froide telles de pierres à avaler, à faire avaler. Ne dit-on pas qu’il n’y a que la vérité qui blesse?

Comme pour l’Amour, il n’y a qu’une sorte de Vérité mais il y en a mille différentes copies avec des valeurs différentes. Le mensonge lui-même pourrait donc être une forme de vérité, à l’exception de ceux qui ont été entièrement inventés.

Le mensonge peut apporter de la simplicité dans la vie des hommes, il leur permet de fuir leur responsabilité, de les bercer dans un monde réconfortant qui les valoriserait d’avantage ou leur comblerait un manque. L’envergure d’un mensonge se mesure aux nombre de personnes qu’il implique, aux valeurs faussées (s’il s’agit de mentir sur l’identité d’une personne, la nature d’une chose, les sentiments) au but et aux conséquences que cela amène.

Il est vrai qu’il serait préférable de mentir quelques fois, mais sur du long terme cela pourrait nous envahir, nous empoisonner. Affronter la vérité nous rendrait plus fort, plus noble, plus sage. Mais est-ce que cela apporterait à l’homme le réconfort dont il besoin ? (au moins une fois dans sa vie).

L’homme est une espèce dotée de cognition, capable de juger les choses, de distinguer le vrai du faux. Sans ces compétences, il serait incapable de mentir. Un animal ne peut mentir, il ne peut réfléchir autant qu’un homme. L’homme est amené à mentir, le mensonge est un péché, donc l’homme est un pêcheur. (au moins une fois dans sa vie).

Ceci n’est pas qu’un jugement conforme à la réalité, les faits peuvent être vérifiés et il y a cohérence, concordance et évidence. Il s’agit donc d’une vérité.


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